Les Alternatifs Isère

Brèves du dernier Gauche Alternative

lundi 10 mai 2010

Rue Servan

Depuis quelques années, la municipalité de Grenoble a autorisé le stationnement des deux côtés de la petite rue Servan de Grenoble. Ce qui provoque des remous dans le quartier. En effet, 37 personnes habitants ou propriétaire de logement de cette rue ont adressé, en 2009, une pétition au maire socialiste Michel Destot demandant l’annulation de cette autorisation car, la largeur du passage laissé libre ne permet plus aux voitures de pompiers de passer. Ce qui peut être la source d’un drame et est contraire à la loi. La réponse du maire a été de supprimer le stationnement double sur une partie de cette rue, mais de le maintenir entre les numéros 1 et 23. Aussi, Michel Destot qui prétend être un maire écologiste donne une nouvelle fois la priorité à l’automobile sur la sécurité des habitants.

Occupation de logement à St-Martin d’Hères

Depuis le 6 mars, des femmes de St-Martin d’Hères occupent un appartement vide d’un bailleur social de cette même commune. En effet, ces femmes, qui, pour la plupart ne dorment pas sur place, réclament depuis un an et demi un logement social adapté à la taille de leur famille. Soutenues par « Défend toit », elles revendiquent plus généralement la réquisition des logements vides, et la construction de logements sociaux de Haute Qualité Écologique (HQE).
Il faut savoir que la situation du logement se dégrade (voir l’article ci-joint « Plan Local de l’Habitat 2010-2015 »). Nationalement, 100 000 personnes n’ont pas de domicile fixe, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés... Deux millions de personnes vivent dans des logements inconfortables ou surpeuplés1.

Jean-François Le Dizès
Sources : l’observatoire des inégalités

Entrer en résistance

Après Jean-Yves Le Gall l’an dernier, l’inspectrice d’académie récidive : elle vient de retirer la direction de leur école à deux directeurs de l’Isère au motif que ceux-ci refusent de renseigner le fichier Base Élèves. Pourtant les parents d’élèves ont refusé de leur accorder ce droit par écrit, estimant ne pas pouvoir contrôler l’usage qu’il sera fait des données concernant leur enfant. C’est pourtant le droit de chacun (ou de ses parents pour les mineurs) de refuser que ses données personnelles entrent dans un fichier. Mieux le 10 décembre dernier, l’ONU a adressé une lettre d’observations au gouvernement français, qui n’y a pas encore répondu à notre connaissance. Cette obstination de l’administration devant des enseignants qui ne font que défendre les droits des enfants et encourent une perte de salaire et une mutation d’office ne peut qu’être rapprochée des heures sombres quand d’autres fonctionnaires ont appliqué les ordres qu’ils recevaient. Au lieu de sanctions, ces directeurs d’école courageux devraient être montrés en exemple. Ils rejoignent le mouvement des éducateurs désobéisseurs qui se développe contre les réformes liberticides. Nous avons été hier une centaine à les soutenir et à leur décerner les « palmes académiques » (au propre et au figuré).

Gilles Kuntz

Articles parus dans un numéro précédent sur un sujet voisin : De plus en plus fichés - N° 120 – Octobre 2008 Les dangers de l’ADN - N°116 – Décembre 2007


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