Les Alternatifs Isère

Retraites : le projet de contre-réforme doit d’abord être retiré !

Collectif isérois « Urgence Retraite Justice Sociale »
vendredi 10 septembre 2010

Woerth, Sarkozy, Fillon ne cessent de le répéter : le coeur de leur projet repose sur le report de l’âge de départ à 62 ans, le report du droit à la retraite sans décote (à taux plein) à 67 ans et l’allongement de la durée de cotisation à 42 annuités (pour atteindre le taux plein).

Il s’agit donc de remettre en cause la conquête d’une vie meilleure et plus longue, du temps de femmes et d’hommes libres. Ainsi que le résultat des avancées des sciences, d’une amélioration générale de la santé (meilleure hygiène alimentaire et de vie, efficacité de la médecine, éducation, sécurité au travail).
Le capitalisme ne s’intéresse aux humains que s’ils sont producteurs de profits. S’ils n’en produisent pas (jeunes, retraités, malades, femmes au foyer, chômeurs) ils sont des boulets, des gens qui « coûtent » et empêchent de dégager plus de profit encore !
Pourquoi produire toujours plus si c’est pour vieillir au travail et polluer la planète ?
De plus l’ensemble des mesures Sarkozy ne garantit en rien le financement à long terme de notre système de retraite basé sur la répartition, sur la solidarité entre les générations. Ce n’est pas dans le maintien prolongé des gens au travail que réside la solution.
L’essentiel du problème du financement c’est d’un côté le chômage, la précarité, les petits salaires, les conditions de travail de plus en plus insupportables, et de l’autre côté l’accaparement, par une minorité, des richesses, produits du travail salarié.
Il s’agit donc d’une question de répartition juste et démocratique des richesses produites. C’est à dire d’un choix de société.
Si on ne remet pas en cause ce fonctionnement de notre société, les « démesures » de la contre-réforme de la droite vont entraîner :
- La baisse généralisée du niveau des pensions pour tous les salariés qui ne pourront pas valider des carrières complètes ;
- Une baisse plus catastrophique encore pour les femmes (carrière en pointillé, salaire inférieur à celui des hommes) ;
- Une baisse plus grave encore pour les jeunes qui auront de plus en plus de mal à trouver un emploi puisque leurs parents devront rester plus longtemps au travail ;
- Une remise en cause de la longévité de vie par trop de travail. Le projet Sarkozy n’est donc qu’une étape dans la longue série de « réformes » qui depuis 1993 cassent notre système de retraite. L’objectif étant d’arriver progressivement aux 65 voire 67 ans revendiqués par le MEDEF, cette minorité accapareuse.

C’est une autre réforme qu’il nous faut !

Une réforme qui revienne sur les régressions de 1993 et 2003 avec, notamment le retour aux 37,5 annuités pour tous, public, privé.
Une réforme qui assure donc une retraite à 60 ans maximum à taux plein (75 %), pas un an de plus, pas un euro de moins !
Les mouvements de 1995 et 2006 l’ont montré : un mouvement social déterminé, massif, s’inscrivant dans la durée peut faire reculer le pouvoir.
Pour cela, soyons nombreux dans les manifestations, continuons le travail d’information pour convaincre celles et ceux qui hésitent encore.

Le coeur du projet du gouvernement n’est pas négociable, c’est la droite qui le dit !!.

Le retrait de ce projet n’est pas exigé par la majorité des organisations syndicales au niveau national.
Il faut donc l’arracher pour ouvrir les bases d’une réforme démocratique qui permette d’améliorer le système, de pérenniser son équilibre en partageant les richesses produites.
Pour cela, le collectif propose une large rencontre de toutes celles et ceux qui veulent que cette exigence de retrait se construise.


Le Collectif isérois « Urgence Retraites Justice Sociale » est né de l’appel national lancé par Attac et la Fondation Copernic : « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites ».
Il part d’un constat simple, d’une attente populaire forte : faire front ensemble, une nécessité si l’on veut mettre tous les atouts de notre côté pour s’opposer avec succès à cette régression sociale qu’on veut nous imposer, pour conserver, voire étendre nos acquis et nos droits en matière de retraite.
Premiers signataires : AC ! Isère, Alternatifs, Attac-Isère, FASE 38, NPA, PCOF, PG, SNTRS CGT, Solidaires, SUD PTT, SUD santé sociaux, Verts-Europe Écologie, CGT UFICT, Ras l’Front comité du voironnais ....


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