Les Alternatifs Isère

Tchernobyl - Fukushima NUCLEAIRE… DEGAGE !

Manifestation le 16 Avril à 15 h à Grenoble départ Place Félix Poulat
mardi 12 avril 2011

26 avril 1986 : un réacteur, dont la réaction en chaine s’emballe, explose dans la centrale de Tchernobyl. Bilan actualisé : un million de morts selon l’Académie des Sciences de New York, 800 000 « liquidateurs » irradiés …

25 ans plus tard, cette catastrophe n’a pas servi de leçon.

L’accident majeur de Fukushima, différent de celui de Tchernobyl, est une fusion partielle du coeur par impossibilité de le refroidir. Le gouvernement japonais vient d’avouer que cette catastrophe continuera « pendant des mois », comprendre des décennies, à contaminer une région densément peuplée du Japon, ainsi que l’océan et les travailleurs qui se sacrifient comme à Tchernobyl.

Ce drame démontre une fois de trop qu’avec le nucléaire, le risque zéro n’existe pas.
Les catastrophes nucléaires rendent des territoires inhabitables pour des dizaines de milliers d’années. Rien n’est prévisible ni maitrisable en cas d’accident, au Japon comme partout dans le monde.

Peut-on accepter une catastrophe par génération ?

Nous, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, exprimons notre solidarité aux peuples victimes de la folie nucléaire. Nous n’acceptons pas les risques que font prendre aux futures générations les lobbys nucléaires.

En France, nucléaire = danger permanent !

A Grenoble même, le vieux réacteur de l’ILL représente un réel danger pour les habitants de l’agglomération.
Notre pays est le seul qui soit autant engagé dans l’impasse nucléaire : le Japon ne produisait « que » 29 % de son électricité par le recours au nucléaire, les USA 20 %... et la France 75 % !
Même sans accident, le nucléaire produit quotidiennement des déchets ingérables, radioactifs qui contaminent l’air, la terre et la mer sur toute la planète de façon irréversible et irrémédiable. (Le CEA Grenoble déverse son eau radioactive dans l’Isère et envoie ses tonnes de déchets contaminés dans l’Aube.)

Ce n’est qu’au bout de 30 ans de fonctionnement qu’on vient de découvrir que 34 réacteurs français sur 58 présentent de graves anomalies de sécurité de conception, doublées, sur 19 réacteurs, d’usure prématurée ,- ce qui pourrait entrainer un scénario à la japonaise de non-refroidissement, aggravé par l’utilisation du combustible MOX chargé en plutonium, très instable, très toxique … pendant des millénaires.
Le MOX : une innovation 100% française !
Enfin, les nucléaires civil et militaire sont liés : les recherches de l’un alimentent le développement de l’autre.

Tout était prévu … sauf l’imprévu !

Les hommes politiques et les technocrates minimisent les risques afin de nous faire croire que le nucléaire serait LA solution :

- La solution pour garder l’indépendance énergétique française ?
C’est vite oublier que 100 % de l’uranium viennent de l’étranger, dont 30 % du Niger, où l’exploitation quasi-coloniale a de graves conséquences sur les populations et leur environnement.
- La solution pour limiter le réchauffement climatique ? En réalité, c’est une technologie hors sujet et inefficace pour lutter contre l’effet de serre. Outre que le processus complet (de la mine d’uranium à la prise électrique) est producteur de CO2, 75% des gaz à effet de serre proviennent de secteurs sans lien avec la production d’électricité. Le nucléaire, c’est à peine 2,4 % de l’énergie consommée actuellement dans le monde. Même s’il devait se développer énormément dans le monde, ce serait trop tard et trop cher pour avoir un impact sur le réchauffement.

C’est une énergie ruineuse : Aux investissements de départ très couteux vont s’ajouter de plus en plus les coûts cachés ou mal estimés de prolongation de la durée de vie des centrales vieillissantes, ceux du démantèlement des centrales arrêtées et le stockage des déchets. (Combien vont coûter la surveillance et la gestion des déchets pendant des milliers d’années ?)
Investir dans le tout-nucléaire a bloqué le développement des autres technologies.
Et le système concurrentiel européen oblige EDF à brader le patrimoine public aux actionnaires privés (Poweo, GDF-Suez…).
Aussi, une augmentation des tarifs d’électricité de 25 % est prévue d’ici 2015.

Cette industrie a été imposée sans débats par le secret et les mensonges : les incidents sont toujours minimisés, les conséquences jamais expliquées.
Que ce soit pour faire taire les opposants ou pour protéger les sites des dangers terroristes ou organiser des secours en cas de catastrophe, la société nucléaire est bien une société policière.

Sortir du nucléaire, c’est donc impératif ….et c’est possible !
…en faisant évoluer notre mode de vie irresponsable qui génère le nucléaire à travers le gaspillage de la consommation, des choix technologiques aberrants et le pillage des ressources planétaires.

On sait sortir du nucléaire : des scénarios sérieux existent.
Cette démarche repose sur 3 piliers :

sobriété,
efficacité,
énergies renouvelables.

Sobriété : outre la responsabilité individuelle en matière d’économie d’énergie et de réflexion sur les vrais besoins, il est indispensable de lancer une politique publique qui passe par l’élimination des consommations « extravagantes » : par ex. panneaux de publicité lumineux consommant autant que 6 français réunis ; Minatec qui a fait augmenter la consommation électrique de Grenoble de 17 % …
Un plan national de rénovation de l’habitat est nécessaire pour que chacun puisse bénéficier d’un logement économe en énergie.

Efficacité : on peut faire plus efficace que le nucléaire : pour fournir au consommateur un KWh de courant électrique avec le nucléaire, la chaine de production en nécessite 6 (de la mine d’uranium à notre prise électrique). En France, il y a autant d’appareils de chauffage électrique que dans toute l’Europe ! Et ils consomment la production de 10 réacteurs !

Énergies renouvelables : produire autrement de l’énergie, c’est décentraliser et diversifier les sources d’énergies en privilégiant les moins polluantes et celles qui se renouvellent : hydraulique, éolien, solaire thermique et photovoltaïque, bio-gaz et bois-énergie.

C’est dès maintenant qu’il faut planifier la sortie du nucléaire
en mettant en place un service public de l’énergie non concurrentiel et contrôlé démocratiquement.

Nous exigeons dans l’immédiat − l’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville et Penly), ITER, Bure et les autres projets de stockage de déchets nucléaires) − le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint les 30 ans de fonctionnement, − l’arrêt complet de tous les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire française.

Changeons d’ère, sortons du nucléaire ! _ MANIFESTATION
le 16 Avril
à 15 h à Grenoble
départ Place Félix Poulat en direction du CEA

Premiers signataires : Sortir du Nucléaire 38, ADES, FRAPNA Isère, NPA, Fac Verte Grenoble, Amis de la Terre, les Alternatifs, ATTAC-Isère, Collectif « Ni nucléaire, Ni gaz de schistes »,CIIP, FASE, Europe-Ecologie-Les Verts 38, PCOF 38, SUD PTT, Parti de Gauche,…


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