Les Alternatifs Isère

Mr Destot, ne volez pas aux citoyens le débat sur le service public de l’énergie à Grenoble !

Communiqué commun Alternatifs-ADES-EELV
vendredi 19 octobre 2012

Enorme surprise : la majorité municipale PS-PC-Modem-Divers droite de Grenoble a décidé le renouvellement du contrat de concession de distribution et de fourniture d’électricité et de gaz sur le territoire de Grenoble à la SEM-GEG pour une durée 30 ans sans aucun débat public ni mise en concurrence, la transaction se faisant de gré à gré ! Cette délibération très lourde de conséquences pour tous les habitants sera proposée au vote lors du conseil municipal du 22 octobre.

Combien de Grenoblois-es ont entendu parler du renouvellement du contrat de Gaz et Electricité de Grenoble (GEG) ? Très peu. Trop peu !

Pourtant dans les articles 1 et 10 de la charte de la démocratie locale « La Ville de Grenoble s’engage à créer les conditions de confiance réciproque, d’échange et de respect mutuel entre les habitants et la Municipalité, en informant régulièrement les Grenoblois, en rendant lisibles et compréhensibles les projets et en motivant ses décisions. (…) la Ville de Grenoble s’engage à mettre en place une consultation des Grenoblois  ». Toutes ces belles affirmations sont balayées d’un revers de main !

Le contrat de concession actuel doit prendre fin en avril 2016, soit 30 ans après sa signature par A. Carignon et son équipe qui avaient jugé bon de privatiser en 1986 un service public fondamental jusque là exercé par la Régie municipale du Gaz et de l’Électricité de Grenoble. La gestion de ce service fut déléguée à une société d’économie mixte (SEM) avec comme partenaire privé la Lyonnaise des Eaux (ancêtre de Suez, actionnaire actuel de GEG à hauteur de 42,5 % via GDF-Suez).

La majorité municipale de Grenoble anticipe et surtout précipite le renouvellement du contrat, sans aucune raison explicite et sans aucun débat public. Que cache cette précipitation ?

En prolongeant pour 30 ans la délégation à la SEM GEG créée par Carignon, la majorité bafoue la démocratie locale mais surtout prive les Grenoblois-es d’un débat sur un sujet important, celui de l’énergie. En reconduisant de gré à gré et en catimini le contrat de concession avec le privé, la majorité ferme la porte à la possibilité d’un retour en gestion publique. Ce mode de gestion a pourtant démontré toutes ses qualités dans le domaine de l’eau. Depuis sa remunicipalisation, les tarifs de l’eau proposés par la Régie des Eaux de Grenoble sont parmi les moins chers de France bien que les opérations d’entretien du réseau aient été multipliées par trois !

La décision que prend la municipalité est d’autant plus grave qu’elle rendra bien plus difficile la mise en œuvre d’une politique publique écologique de l’énergie à Grenoble et dans l’agglomération : tarification progressive et solidaire, développement des énergies renouvelables, économies d’énergie et lutte contre la précarité énergétique.

Nous appelons solennellement Mr Destot à retirer cette délibération de l’ordre du jour du Conseil municipal du 22 octobre 2012, à se conformer à ses engagements, donc à la Charte de la Démocratie Locale, et à accepter un débat ouvert sur la politique énergétique de la ville. Ainsi, ce débat pourra être tranché par les Grenoblois-es eux-mêmes à l’occasion des prochaines élections municipales.


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